GENERALITES SUR LA GRAVURE: La gravure dite de
taille-douce consiste à reproduire un dessin en creux sur la surface d’une
plaque (métal, Plexiglas, etc.…). On peut le faire avec un outil de taille
directe en acier trempé, tel que le burin ou la pointe sèche, ou par un procédé
chimique appelé eau-forte (métal uniquement).
Dans ce cas,
la plaque protégée par un vernis est grattée avec une pointe pour faire
apparaître le dessin en mettant le support à nu. Elle est ensuite plongée dans
un mélange d’eau et d’acide et toutes les zones non protégées sont mordues.
Une fois la plaque creusée, on utilise celle-ci comme
matrice pour imprimer le dessin sur papier en multiples exemplaires. Chaque
épreuve est encrée en profondeur et soigneusement essuyée pour que seule
l’encre contenue dans les tailles soit conservée. | On la presse alors contre une feuille de papier humide et le
dessin est transféré à l’envers, «comme dans un miroir».
La pression est obtenue par le passage de l’ensemble entre
les deux rouleaux d’une presse.
Une estampe est tirée en nombre limité. Elle porte en bas à
gauche de l'image, le numéro de l’épreuve et le nombre total d'exemplaires. A
droite, la signature de l'artiste garantit l'authenticité de l’œuvre et le
respect des règles d'édition. Quand le tirage arrive à son terme, la plaque est
rendue inutilisable par un trait gravé en travers, elle est symboliquement
détruite.
Pour reconnaître
une gravure authentique d'une simple reproduction industrielle, on doit
discerner nettement l'empreinte laissée par l'épaisseur de la plaque dans le
papier. On appelle cette empreinte, la cuvette. |
Dans le cas de Jean-Pierre DAVID, c'est une énigme: issu d'un milieu peu enclin à lui fournir des références artistiques, il est un autodidacte complet qui, à 20 ans, a découvert le dessin et s'est laissé captivé par les multiples facettes du "trait"; il lui a permis de se construire un langage sur mesure et riche en nuances qui lui permet d'exprimer une large palette de sentiments.